Biographie

 

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Dès ma plus tendre enfance, j’ai grandi au sein d’une famille dans laquelle la pratique sportive résumait les hobbies de chacun : le Volley-ball pour l’ainé, le Base-Ball pour le deuxième, la danse pour la sœur… De mon côté, je parcourais les terrains de Football chaque week-end, arborant fièrement la tunique jaune et bleue du CS Vaulx-Milieu, sous la direction du coach paternel, accompagné de mon troisième frère, plus jeune de quelques mois. De ces années, j’en garde le souvenir impérissable du plaisir de jouer avec les copains et rapidement, je ne voulais plus m’en passer.

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La découverte du Handball

A la sortie de l’école primaire, j’ai eu la chance d’intégrer la section « Sport » du collège Anne Frank, à La Verpillière, me permettant ainsi de passer chaque jour plusieurs heures sur les terrains, toujours entouré d’amis. C’est dans le gymnase municipal, un mercredi après-midi comme tous les autres, à l’heure de l’UNSS, que mon avenir va prendre racine lorsque je mis, pour la première fois, les pieds sur un parquet… Ce jour-là, mon professeur d’EPS, Jean Mermet, prit une décision anecdotique qui allait changer ma vie : afin de faciliter mon intégration (j’ai rejoint la 6ème avec une année d’avance, sautant le CM2), il jugea pertinent de me donner un poste à responsabilité dans l’équipe « phare » de l’établissement. Me voilà alors, dès le premier jour, gardien de but de Handball, pour ne plus jamais quitter la cage !

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Mes premiers pas

Portant désormais en moi le virus de la petite sphère pégueuse, les autres sports furent relégués au second plan et je quitta rapidement le monde du Football pour rejoindre la grande famille du Handball. Ceci devint officiel lorsque j’enfila pour la première fois le maillot ciel et grenat du CS Bourgoin-Jallieu, sous les ordres d’André Cottaz. Rapidement, chaque match et chaque entrainement étaient marqués au feutre rouge sur mon calendrier et je n’acceptais de me séparer de mes coéquipiers que pour les séances en tête-à-tête du lundi soir avec Joël Casagrande. Pour la première fois, je découvrais une nouvelle approche du sport, marquée par la volonté de progresser, se mêlant toujours au plaisir simple de jouer. Puis, un soir, après quelques minutes de travail, l’ancien pivot international français stoppa la séance pour me poser une question qui, à l’époque, me sembla utopique : « Cyril, as-tu déjà pensé à la Sport-Etude ? ». Le pari fou fut alors pris et je me présenta au printemps 1998 aux sélections du pôle chambérien. Stressé, impressionné par les talents qui m’entouraient sur le terrain, ce fut pour moi l’une des journées les plus longues, comptabilisant de mémoire pas plus d’un arrêt ce jour-là. Pourtant, à l’issue des matchs de détection, Rudy Bertsch, le grand mentor de la formation chambérienne, vint s’adresser à moi, faisant étalage de mes manques mais soulignant dans le même temps un potentiel auquel il croyait à une seule condition, non discutable : faire tout ce qu’il me dirait, quand il me le dirait, sans jamais discuter. Un simple hochement de tête, timide, et je rejoignis alors la Sport-Etude de Chambéry…

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Intégrer la structure du lycée Louis Armand de Chambéry-le-Haut signifia pour moi la découverte de ce que j’appelle aujourd’hui le sport à ambition. Se battre pour quitter le banc, défendre son statut sur le terrain, c’était nouveau pour moi et loin de ma simple envie de jouer avec des copains. Pour dire vrai, je me sentis d’ailleurs mal à l’aise au début, plusieurs mois étant nécessaires avant de trouver ma place aux côtés des grands espoirs tels que Benjamin Gille, Emeric Paillasson ou encore Maxime Cherblanc. Mais, à force de travail, sous les cris protecteurs de Rudy, j’ai petit à petit gagné ma place sur le parquet pour trouver la mienne en dehors du terrain. Au final, ces premières années de labeur scelleront parmi mes plus sincères et mes plus belles amitiés, cadres de ma vie encore aujourd’hui. Cette expérience marqua également un tournant dans ma carrière, découvrant l’ambition et le goût du travail, mais aussi que dans le monde du Handball, le haut-niveau et le plaisir de jouer avec des amis pouvaient cohabiter.

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Centre de formation

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Après deux années au pôle, Rudy nous annonça sa volonté de mettre sur pied un centre de formation au sein du SO Chambéry, quittant alors la Sport-Etude. Rapidement, il fit   comprendre à certains d’entre nous son désir qu’on le suive et tous, sans hésitation, nous le fîmes. C’est ainsi que, à l’été 2000, mon aventure berjallienne prit fin. Je me souviens  encore de l’émotion partagée dans le vestiaire, à l’issue du match concluant une superbe saison en championnat de France -18 ans, au moment où j’expliqua à mes coéquipiers  mon départ et ses raisons.

En rejoignant Chambéry, je découvris un univers qui m’était inconnu, le monde professionnel. Symboliquement, je me souviens encore très bien de la signature de mon premier  contrat, une convention de formation, entouré de mes parents, marquant ma véritable entrée dans le sport de haut-niveau. Dès la première année, j’ai eu la chance de  m’entrainer à quelques reprises avec l’équipe une, côtoyant ceux qui allaient être champion de France et mesurant alors tout le travail qui me séparait d’un contrat  professionnel. Pour l’anecdote, je me souviens même de mon tout premier arrêt sur une phase de jeu avec eux, c’était sur un certain Bertrand Gille, tout un symbole pour moi à  l’époque.

C’est ainsi que, petit à petit, tout ce travail de concert me mena à mon premier match officiel en première division, en 2003, contre Nîmes, conclu par mon premier arrêt. A l’issue de la rencontre, Gardent vint me voir et me glissa, calmement : « En espérant que ce ne soit la première d’une longue série…». Quelques mois plus tard, je signais mon premier contrat professionnel !

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